L'orchestre, en bref
L'Orchestrale est un orchestre amateur nantais fondé il y a plus d'un siècle. Soixante-sept musiciens, quatre à six concerts par saison, un répertoire essentiellement romantique, qui s'étire parfois jusqu'au début du vingtième siècle ou à la musique française, avec quelques incursions du côté de la musique de film ou de styles plus variés. Une économie qui s'est tendue au fil des années : les subventions municipales se sont progressivement réduites, et le budget repose aujourd'hui essentiellement sur les cotisations des musiciens et les recettes des concerts.
Comme dans la plupart des orchestres associatifs, son bureau a longtemps géré la mécanique quotidienne avec les outils du bord : un drive Google pour les partitions, des chaînes de mails pour les annonces, des groupes WhatsApp par pupitre. Depuis un an, l'Orchestrale utilise Sostenutoo. La bascule s'est faite progressivement, fonctionnalité après fonctionnalité, à un rythme choisi par le bureau.
Avant : un système qui tournait,
mais qui pesait
À l'Orchestrale, chaque nouveau programme déclenchait le même enchaînement de tâches que le bureau reprenait à sa charge, saison après saison.
Quand le chef communiquait le programme, quelqu'un du bureau téléchargeait les partitions, les déposait sur le drive de l'association, puis envoyait à chaque pupitre le lien correspondant à son instrument. À une époque encore antérieure, les fichiers partaient directement par mail : une quinzaine d'envois distincts par programme.
L'arrivée d'un nouveau musicien représentait une difficulté à part entière. Il fallait retrouver son adresse mail, parfois en passant par un tiers pour l'obtenir, puis identifier les bons liens sur le drive pour son instrument. Jean-Charles se souvient d'avoir mené une véritable enquête pour retrouver la bonne adresse d'une contrebassiste, avant même de pouvoir lui envoyer ses partitions.
Les coups d'archet suivaient le même circuit. À chaque modification, un PDF mis à jour, un mail à tous, des retours fragmentés. Les présences, elles, se réglaient à l'oral en répétition ou par échange de mails : « il y a qui d'absent au prochain concert ? »
Personne ne contestait que le système marchait. Mais personne non plus n'aurait dit qu'il était au repos.
Une adoption progressive,
fonctionnalité par fonctionnalité
La bascule s'est faite progressivement, fonctionnalité par fonctionnalité.
Les partitions, dès le premier mois
La secrétaire s'est emparée de l'outil et y a déposé l'ensemble de la bibliothèque. Le tri par instrument étant automatique, chaque musicien a immédiatement reçu l'accès à ses parties. Plus de mails à constituer un par un, plus de chasse aux adresses pour les nouveaux arrivants.
Les coups d'archet, de pupitre en pupitre
Sophie a expérimenté sur ses violons. Le gain de temps a été immédiat, la cheffe d'attaque des violoncelles a adopté la même méthode. Aujourd'hui, une modification est partagée à tout le pupitre sans qu'un seul mail ne parte.
Les déclarations d'absences
Progressivement, les musiciens ont pris l'habitude de signaler leurs absences depuis l'application. Aujourd'hui, le bureau peut transmettre au chef, dès le début de la répétition, la liste précise des pupitres incomplets. Auparavant, ces informations se découvraient en cours de séance.
Ça me prend trois secondes, le temps de cliquer.
Ce qui a changé,
concrètement
Pour les partitions, les mails ont disparu. Chaque musicien trouve ses fichiers rangés par instrument dès qu'il se connecte. Pour les coups d'archet, le changement est d'une autre nature : il n'y a plus de partition à retoucher, plus de PDF à recréer, plus de fichier à remettre en ligne.
Le partage des coups d'archet est probablement la fonctionnalité qui a le plus changé le quotidien des chefs de pupitre. Avant, modifier un coup d'archet supposait d'annoter la partition, régénérer le PDF et le remettre en ligne. Désormais, on ajoute un coup d'archet directement dans l'application — il est immédiatement visible par tout le pupitre. La cheffe d'attaque des violoncelles a fait de même pour son pupitre. Ce qui demandait une séquence entière de manipulations se règle désormais en quelques secondes.
Au-delà des coups d'archet, plusieurs tâches ont changé de nature. La liste des musiciens est à jour en permanence parce que chacun gère son propre profil. Les départs et les arrivées se répercutent automatiquement. Les nouveaux musiciens accèdent à leurs partitions dès la validation de leur inscription. Les présences attendues à une répétition ou à un concert sont consultables d'un coup d'œil.
Le bureau peut aussi compter sur un support réactif. La cheffe d'attaque des violoncelles a signalé un problème pour enregistrer ses coups d'archet : elle en a informé Sophie, qui a transmis la demande directement au support. Le problème était résolu en quelques heures. Le lendemain matin, elle pouvait saisir ses coups d'archet normalement.
L'effet le plus inattendu :
les nouveaux musiciens
C'est probablement la transformation la plus profonde, et la moins prévue.
Avant, intégrer un nouveau musicien représentait un travail dispersé : récupérer son adresse, l'inscrire à la liste de diffusion, lui transmettre l'historique des programmes, vérifier qu'il avait bien reçu les partitions de son pupitre. Aujourd'hui, le mécanisme s'inverse. Le nouveau musicien s'inscrit lui-même sur la plateforme, et l'organisation lui apparaît immédiatement comme un acquis.
Pour eux, c'est un fait acquis. Ce serait un manquement s'ils n'y allaient pas. Ce n'est pas du tout la même psychologie.
Cette inversion psychologique vaut, à terme, plus que toutes les minutes additionnées. L'orchestre utilise la plateforme depuis un an et a reconduit son abonnement.
Ce que vous emportez
avec Sostenutoo
Jean-Charles, vice-président, résume à sa façon ce qui a changé entre l'avant et l'après.
« C'est comme si tu demandais il y a vingt ans à quelqu'un : tu utilises Word ? Et moi j'ai papier, crayon et puis gomme. C'est la différence entre pas de système et un système. »